Nicolas Vilmouth

Nicolas Vilmouth

C’est à la manière des peintres flamands du XVIIème siècle que Nicolas Wilmouth aborde ses natures mortes. Du clair-obscur aux coupes de fruits en passant par les huîtres et les reflets sur les verres en cristal, tout y est. Le photographe ne s’arrête pas là et ajoute sa touche personnelle : l’humour.

Dans ses compositions, il met en avant des aliments anachroniques. « Et si Willem Kalf avait eu dans sa cuisine un hamburger ou une boîte de sardine à l’huile ? » doit se demander Nicolas Wilmouth créant ainsi ce subtil jeu entre passé et modernité. C’est d’ailleurs toute la technicité moderne qu’il déploie pour capturer les effets de la peinture dans ses photographies. 

COLLECTIONS

Université d’Utrecht (NL)
Fondation Van den Broek (NL),Mairie de Bagneux,
Mairie d’Issy-les-Moulineaux,
Muséum d’histoire naturelle d’Elbeuf,
Diverses collections privées en France et à l’étranger.

Clément Verger

Clément Verger

BIOGRAPHIE

Clément Verger est un photographe né en 1988 dans le sud est de la France.

Après avoir étudié les arts et la communication visuels à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Olivier de Serres à Paris, Clément est reçu en tant que boursier à la subvention européenne Léonard de Vinci. Il s’installe ensuite à Londres en 2008 où il travaille aux côtés des photographes du collectif Luna du magazine Lunatic et en tant que photographe freelance. Il obtient son master d’études photographiques avec mention à l’université de Westminster en 2011. Il vit et travaille actuellement à Paris. Il est sélectionné en 2013 pour le portfolio du New York Times et est accepté pour une résidence de six mois au sein de la galerie RX. Son travail est exposé à la galerie P3, à la galerie West à Londres, à la galerie Tamart et au réfectoire des Cordeliers à Paris. En 2012, il participe à la Biennale de Santorin. Ses derniers projets seront exposés au sein de la galerie Rivière et Faiveley, de la galerie RX ainsi qu’au musée de minéralogie des mines Paristech en 2014.

 

Guillaume Schneider

Guillaume Schneider

Les travaux de Freud soulignent en effet l’importance de la trace et l’inscription des images/souvenirs dans la psyché au cours des différentes phases du deuil. Le médium photographique, support de l’œuvre de Guillaume Schneider, vient donc accompagner la symphonie des émotions dans le travail de la mémoire. Chaque étape se retrouve décortiquée et la transition amplifiée dans une métaphore visuelle du mouvement : mouvement des vagues, mouvement du photographe dans les poses longues de ses images, mouvement du temps et de l’âme, jusqu’à ce que «le passé devienne anachronique et le présent réminiscent » (Pierre Fédida).

Jérémie Lenoir

Jérémie Lenoir

Né en 1983, Jérémie Lenoir s’oriente tout d’abord vers les sciences, les mathématiques et l’informatique, avant de se consacrer au travail de l’image. Après des études d’ingénieur à l’Ecole Polytechnique de Tours, il rejoint les Beaux-Arts d’Orléans où il soutient et obtient son DNSEP avec mention en juin 2009. Sans sujet propre, sans intention particulière visant à une représentation objective d’une « vérité » du paysage, les photographies de Jérémie Lenoir proposent un voyage singulier et sensible dans ce que Marc Augé nommait les « non lieux ».

Profondément influencé par les artistes de la Kunstakademie de Düsseldorf et par les thématiques de Jurgen Nefzger, Raymond Depardon ou Thierry Girard, ses clichés tentent une représentation du réel et sa transfiguration en tableaux : entre imaginaire poétique et préoccupation sociale, son travail se veut alerte des mutations profondes de notre monde et de notre civilisation. Catalogue

Isabelle & Alexis

Isabelle & Alexis

Isabelle ChapuIs

 

Diplômée, depuis 2005, de l’ESAG-Penninghen en arts graphiques, Isabelle Chapuis voulait conforter ses études par des expériences vraiment personnelles. Deux années durant, plusieurs séjours d’immersion en Asie et au Moyen-Orient lui ont permis de se confronter à d’autres réalités. Parallèlement, sa démarche créative l’a conduite vers la photographie, combinant l’art et la mode. Parvenir à conjuguer l’un avec l’autre oriente son regard.

En 2010, elle remporte le Prix Picto de la jeune photographie de mode ; son travail est ensuite exposé au Royal Monceau puis dans le cadre de l’exposition collective “Art is Fashion” à la Galerie Taïss. Deux ans plus tard, sa série «Barbapapa» est primée par la Bourse du Talent Mode. Ce travail est exposé à la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand qui l’a intégré dans son fonds photographique. En 2013, Isabelle expose à la galerie Bettina à Paris. Puis, sa série “Dandelion” a été exposée lors des dernières Rencontres d’Arles, à Fotofever, et plus récemment chez Colette.

L’univers d’Isabelle Chapuis se construit d’expérimentations plastiques. Avec des matières chrysalides, elle façonne ses décors à la main, tel un sculpteur. La jeune photographe joue avec les contrastes et détourne les codes. Ses images ont une vraie couleur. Un filigrane tissé de matières organiques. Légères et filandreuses, frêles et résistantes à la fois : collants, coton, laine mèche, poudre, givre, barbe à papa, végétal… elle perçoit ces matières telle une sorte d’enveloppe filamenteuse où toute métamorphose peut s’opérer.

Alexis Pichot

Alexis Pichot a excercé l’activité de décorateur d’intérieur pendant plus de dix ans. Pendant toutes ces années il porta un regard singulier sur l’espace et acquis une sensibilité qui nourrit aujourd’hui pleinement son approche des volumes dans la photographie.

Contempler une image à travers le viseur d’un appareil photo l’a toujours fasciné et fait naître en lui des émotions fortes. Aussi, il a toujours été captivé par la magie des lumières, la force d’une flamme et la poésie des feux d’artifices. Il a donc pris la décision, depuis quelques années, de lier ces univers à la photographie, notemment grâce à la technique du light painting.

Il a ainsi réalisé différents projets artistiques, souvent en partenariat avec des institutions privées et publiques, notamment le musée des Arts et Métiers et l’Hôtel National des Invalides. Ce qui lui valu deux belles expositions à l’Hotel National des Invalides, où de grands tirages étaient exposés en extérieur, dans les douves.

En 2013, leurs travaux respectifs étaient présentés lors de la 22ème édition du Festival «le French May», à hong Kong. le soir du vernissage nous avons réalisé une performance live intitulée «Fashion in light».

Amy Friend

Amy Friend

Biographie

Née en 1974 au Canada.«J’ai passé mon enfance à explorer les plages et collines entourant ma maison, coincée entre la rivière Détroit et le lac Saint Clair. C’est pendant mes études et après de nombreux voyages en Europe et en Afrique que j’ai commencé à m'intéresser à la photographie.Le rapport entre l’inconnu, les transparences entre ce qui est vu et ce qui ne se voit pas, entre ce qui est dit et le non-dit.La réalité concrète ne m’intéresse pas. Je préfère les notions d’histoire, de mémoire, de temps. L’eau, la mort, la vie, l’infini, le mouvement, le silence, sont autant de sources d’inspiration. Je préfère les photographies surexposées et très structurées.

Bruno Fontana

Bruno Fontana

BIOGRAPHIE

Bruno Fontana est né en 1977 et vit à Paris.

Passionné de photographie et d’architecture dès son plus jeune age, c’est en autodidacte qu’il a façonné son regard, qu’il s’est nourri du monde qui l’entourait avec le recul nécessaire pour fonder ses préoccupations artistiques.

Le travail de Bruno Fontana se construit dans le champ de la représentation des environnements urbains et paysagers. A cheval entre ces deux éléments, il induit une réflexion sur les formes d’appropriation du territoire. Manipulant parfois l’image jusqu’aux confins de la réalité, il donne accès à une compréhension nouvelle de la relation qui nous lie à notre environnement. Composant des séries de structures construites en répétition, il attire notre attention sur la singularité de chaque élément. Chaque série s’inscrit également dans une démarche mémorielle et patrimoniale.Bruno Fontana ne s’intéresse pas à la forme humaine et pourtant, ses photos sont le reflet de notre société.
 

Thomas Devaux

Thomas Devaux

BIOGRAPHIE

Thomas Devaux est l’auteur de plusieurs séries ambitieuses et complexes, où entrent en jeu tant les valeurs fondatrices que les évolutions actuelles de la photographie. La valeur indicielle de la photographie n’est pas niée : il s’agit bien d’une prise de vue directe, mais une prise de vue envisagée d’emblée comme fragment d’une recomposition future. Thomas Devaux utilise sa moisson de photographies de la même manière que les fragments d’images qu’il prélevait dans des livres d’art pour élaborer sa série COLLAGES. Ici intervient une notion capitale dans son travail : celle de déchirure. Déchirure manuelle de l’image reproduite ou déchirure numérique, c’est une même prise de position : la dissémination d’une unité et sa reconstruction sous une autre forme, arbitraire celle-ci, née de son imaginaire et de son savoir visuel. Thomas Devaux travaille sur le possible des formes, sur leur mode d’apparition.Les œuvres composant ATTRITION participent par leur composition et leur volonté figurale, d’une double articulation entre emprunt et réinterprétation d’une part, et ancrage dans l’histoire de l’art d’autre part. La série ATTRITION, grâce aux possibilités étendues des techniques numériques dont Thomas Devaux tire un vrai parti, montre un foisonnement de formes et de matières : une prolifération organique de cheveux, de fragments de corps, reflets et moires d’étoffes. Le portrait devient dédoublement d’un visage engendré par lui-même ou encore évanouissement dans son propre contour. La matière du tirage, ténébreuse, opaque, et cependant légère et translucide, laisse affleurer la texture du papier qui ajoute au raffinement des formes et des pigments.Le rendu à la fois sensuel et onirique à l’image des modèles qu’il photographie dans les coulisses des défilés de mode s’il peut évoquer des qualités picturales, demeure cependant ancré dans le champ de la photographie. Sa surface ne joue pas sur les épaisseurs de matière de la peinture mais sur un vocabulaire plastique original, personnel, véritablement photographique.

Texte de Anne Biroleau-Lemagny, Conservateur Général chargée de la photographie contemporaine du 21 siècle, Bibliothèque Nationale de France

Nabil Boutros

Nabil Boutros

BIOGRAPHIE

Après des études aux Arts Déco du Caire, sa ville natale, il étudie la peinture aux Beaux-Arts de Paris. Il vit aujourd’hui entre le Caire et Paris.

Nabil Boutros réalise des scénographies et s’empare du medium photographique au début des années 90. Son travail longtemps tourné vers l’Égypte et le Moyen-Orient a été montré dans des manifestations internationales, institutions culturelles et galeries privées. Il a également mené de nombreux ateliers sur l'image en Égypte, en Jordanie, au Yémen ainsi que dans différents pays africains.Durant plusieurs années, il réalise une documentation en Égypte sur des thèmes tels que des portraits, la musique populaire, le Ramadan, les rituels et le quotidien des chrétiens d’Égypte, mais aussi sur les rituels religieux à l’Ile de la Réunion. Il a également travaillé sur le rapport entre Bédouins et Modernité en Jordanie, le rapport des hommes aux Hammams à Sanaa, Yémen.Depuis plusieurs années, touché par les changements survenant en Égypte, son regard glisse vers une ironie critique de la société égyptienne en utilisant ses propres archives. Son expérience de scénographe le mène vers des installations.En 2006 “l'Égypte est un pays moderne !” est un constat de l’absurde course vers la “Modernité”

En 2010 il réalise la série “Égyptiens ou l’habit fait le moine” dans laquelle il se grime et se déguise en plusieurs types d’Égyptiens.

“Invitation au bonheur” prend la forme de vraies-fausses affiches publicitaires modulables selon les pays à placarder dans la ville et montrées en 2011 à Dresden, Allemagne.

Les séries “Un voyage de printemps” et “Au-delà” (Beyond) en 2013 portent des implications quant aux changements qui surviennent dans les pays arabes.En 2014, il présente l’installation « Passage des promesses » à l'exposition “The Divine Comedy the perspective of Comtemporary African Artists” au  MMK - Frankfurt am Main, Germany.

Kristoffer Axen

Kristoffer Axen

BIOGRAPHIE

Kristoffer Axén est né en 1984 à Stockholm. Il étudie la photographie d'art à l'International Center of Photography à New York entre 2008-2009, une ville dans laquelle il vit et travaille jusqu’en 2013. Auparavant, il étudie également l'image animée et la photographie à la Nacka School of Media à Stockholm.

En 2011, il est sélectionné pour faire partie du New York 2011 Tierney Fellowship et également de la 2010 Generation, l’exposition Tomorrow’s Photographers Today traveling, exposée dans plus d'une douzaine de pays dans le monde entier. Récemment, il est choisi avec un groupe douze artistes émergents, pour le Festival Circulations basé au centre d'art Cent Quatre à Paris. Il vit et travaille à Stockholm / Suède.

La pratique de Kristoffer Axén s’articule autour d'un thème principal, décliné à travers différentes séries : le surréalisme et la solitude suivent une existence introspective et examinée. Ses photos, subjectives et suggestives,  retranscrivent une atmosphère et un cadre anonyme plutôt que de  s’attacher à des détails.

De cette façon, son travail se situe à la croisée de la peinture et de la cinématographie, notamment grâce à l’utilisation d’outils numériques. Il combine souvent plus d'une image pour construire son univers, en s’appuyant sur des outils de post-production pour atteindre ce stade. Il utilise différents procédés, notamment le jeu avec l’ajout de texture, dans la phase de post-production et dans le processus d'impression.

L’objectif est toujours d'extraire le sous-jacent, subjective, la réalité en images portant une histoire inédite, équilibrant la frontière entre fiction et réalité, avec des allusions à des peintres comme Mamma Andersson et Michael Borremans, et des cinéastes comme Béla Tarr et David Lynch.