Madeleine Guerin-Schietsch

Madeleine Guerin-Schietsch

Née en 1949, Madeleine Guerin-Schietsch, peintre/graveur exerce depuis plus de Vingt ans. Elle vit et travaille à Vanves.

« Plus qu’une représentation, Madeleine Guerin-Schietsch saisit et nous fait saisir le fil ténu de la vie, sa beauté, l’amour qui lui est inséparable. Ils ne peuvent être l’un sans l’autre.

En ce sens, elle est un peintre engagé. Elle nous montre à voir et à respecter cette vie que l’on semble perdre de vue.
Sa force créatrice, son âme sont ses armes. Elles sont fortes ».
Aleyne Garcia de Herrerros

« Ma peinture, je sais ce qu’elle est sous ses apparences, sa violence, ses perpétuels jeux de force. C’est une chose fragile comme l’amour ».
Nicolas de Staël

Loretta Rossi

Loretta Rossi

D’origine vénitienne, Loretta Rossi fait des études littéraires à l’Université de Padoue avant de devenir une professionnelle de la publicité à Milan d’abord puis à Paris. En 1990, elle renonce à la publicité et se consacre aux arts plastiques. Elle vit et travaille à Paris, ainsi qu’en bourgogne.

 

« Italienne de Vénétie, Loretta Rossi a étudié la littérature et le cinéma à l’université de Padoue. Elle est ensuite devenue une professionnelle de la publicité à Milan, puis à Paris. Sa passion pour les arts plastiques et l’envie d’exercer sa créativité dans ce domaine l’ont amenée à renoncer à son métier pour se consacrer totalement au dessin et à la peinture.
Loretta Rossi vit et travaille à Paris et en Bourgogne. »

Vladimir Kara

Vladimir Kara

Né à Moscou, Vladimir KARA vit et travaille depuis 1985 à Paris.

La recherche de Vladimir KARA porte sur le renouveau d’un symbolisme figuratif. Que l’inspiration soit historique ou contemporaine, un jeu subtil a lieu, qui se déroule sur une imperceptible frontière, dans l’entre-deux où l’évidence figurative n’est plus que la limite et le masque d’une figuration symbolique.

 

Vladimir Kara a exposé dans des lieux prestigieux comme le Palazzo Lenzi, l’Institut français à Florence, le Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci à Prato, le musée MOCA à Beijing, le musée Jean-Cocteau à Villefranche-sur-Mer ainsi que dans de nombreuses galeries dans le monde : l’Inter Art Gallery à New York, la Galerie Modevormgeving à La Haye, la Galerie Dialogue à Genève, la Galerie Anderes Ufer à Berlin. Plusieurs de ses tableaux appartiennent à différentes collections privées et institutions culturelles françaises dont l’Alliance française de Paris et La Grande Loge de France.

Marie Chapelet

Marie Chapelet

Masha Schmidt

Masha Schmidt

Née à Moscou en 1968, Masha.S étudie à l’école des Arts Plastiques de Moscou, puis à l’école supérieure des Beaux Arts de Paris et à la faculté d‘Arts Plastiques de la Sorbonne (gravure). Elle vit et travaille à Paris.

« C’est fragile la vie ça tient à un fil ça commence et se termine par une déchirure : de l’arbitraire, du n’importe quoi, les jeux de dés des dieux, mais entre naissance et mort se dessine un motif, chacun le sien, obstinément apparaissent des spirales, des couleurs, régulières, irrégulières, chacun les siennes chacun sa musique sa partition à suivre et à inventer, sa ligne de notes à trouver, on est obligé de respirer on ne peut pas faire autrement mais chacun siffle son air propre, le cœur bat c’est tantôt régulier tantôt irrégulier on ne peut pas faire autrement mais chacun siffle à son rythme et agence ses nuances, le sang circule l’air circule on a besoin de tous ces rythmes c’est la vie : pendant un temps donné (prêté) les sons flottent dans l’air, les couleurs miroitent puis la partition s’interrompt, ça se déchire à nouveau et c’est fini mais là, regarde, une autre partition, une autre ligne de spirales emprunte ses couleurs à la vôtre c’est votre enfant amant amie ou personnage ou rêve, une autre vie flottante de Masha.S, et du coup cela ne s’arrête jamais, la déchirure se répare, la musique se propage, nous sommes tous immortels ».

Jaroslav Juren

Jaroslav Juren

Né à Prague en 1943, Jaroslav Juren étudie à la faculté des techniques audio-visuelles, puis à l’école des arts décoratifs à la Villa Arson de Nice. En 1973, il obtient son diplôme national des Beaux Arts. Il vit et travaille dans le Vaucluse depuis 1975.

Paul Cézanne et le colonel
Le colonel de l’armée tchèque cachait un fin collectionneur : « La nuit à la tête de ma colonne de chars, je pense à mes tableaux. Avec ma vie militaire, je les protège de la confiscation ». Et, au retour des manœuvres du Pacte de Varsovie, il me montrait ses trésors. J’avais une douzaine d’années, c’était à Prague. Pour la première fois, je sentais un frisson parcourir ma colonne vertébrale en regardant la peinture. Ce frisson délicieux, je le rechercherai ! Je le dois à Paul Cézanne mais aussi à Emile Filla, Georges Braque, Juan Gris. Je suis revenu souvent vers cette collection clandestine pour revoir les Pommes, les Baigneuses et la montagne Sainte Victoire. J’y ai appris la parenté qui reliait Cézanne aux plus jeunes, Matisse, Picasso et autres pourvoyeurs de sensations. (En musique, leur répondent pour moi, Monteverdi, Stravinsky, Janacek et Dutilleux). La liberté qu’ils me proposent m’inspire gratitude et amitié. C’est pour cela que je vis en Provence, non loin d’une autre montagne fameuse, le mont Ventoux. Dans ce sud, la couleur a franchi la frontière du trait et transmis à la peinture cette audace face au sujet.
Ainsi Paul Cézanne à sa femme : « Je voudrais que tu poses comme une pomme ».
Dixit de l’artiste

Hélène Toulouse

Hélène Toulouse

Née à Paris en 1941, Hélène Toulouse étudie à l’école des Beaux-Arts de Tours. Elle vit et travaille à Paris.


Des rives…

« Le saule peint le vent, sans avoir besoin de pinceau » (Sanyu)

Hélène Toulouse en utilise bien un pour peindre des paysages intemporels, chemins de l’évasion et de l’introspection.
L’exposition « Des rives … » fait suite à « Entre terre et songe » invitation au voyage et à la rêverie. Pour y être perdu, le regard est aussi plus libre, une manière, en sorte, de laisser planer l’esprit dans la lumière d’un monde infiniment ouvert, espaces incertains, chaotiques, univers où les frontières sont encore floues entre les règnes.
Avec des gris chauds, des verts profonds et des blancs mats, elle évoque à l’aide de terres naturelles ou de pigments minéraux, tant les alluvions et les terres fertiles qui bordent le Mékong que les ciels normands, juste avant l’orage.
Peindre pour mieux voir le monde dans le moindre de ses détails, les plus subtils de ses frémissements. Un monde qu’il faut montrer sans attenter à sa pudeur, sans trahir ses secrets, l’invisible est au sein de toute image.

Serge Goulet

Serge Goulet

Né à Charenton-le-Pont (Val-de-marne) en 1926, Serge Goulet fréquente les ateliers de la Grande Chaumière et étudie les techniques de l’affiche auprès de Max Ponty et de Colin. Il vit et travaille à Saint-Maur, la Varenne-Saint-Hilaire.

 

« Le désir de séduire, le désir de peindre, l’amour enfin de cet art, de l’Art, éclatent de façon magistrale et communicative dans les œuvres de Serge Goulet.
Ne nous y trompons pas, s’il y a plaisir de peindre, le résultat n’est pas moins celui d’un travail intensif, rigoureux, parfois douloureux.
Ce conquérant, ce Don Juan de la peinture collectionne de ce fait (si ce n’est mille êtres ) une quantité remarquable de productions artistiques.
Les thèmes abordés, mythologiques ou en prise directe sur les évènements qui jalonnent sa vie, toujours symptomatiques de son rapport au monde, se caractérisent sur la toile ou le papier par des couleurs rares, voire irréelles, éclatantes, agressives ou tendres, avec des matières lisses ou pâteuses selon, mais toujours orchestrées, mises en scène, occupant l’espace, telles des sculptures.
Que ses œuvres soient d’inspiration cubiste( à ses débuts), expressionnistes, figuratives, abstraites, narratives ou lyriques, elles apparaissent en tout état de cause d’une vitalité quasi organique. Telles le désir, elles insufflent la vie, le désir nécessaire à le vie, sa condition sine qua non.
Il est paradoxal de rencontrer dans un objet de désir – ici la peinture achevée, le désir lui même, fantasme incarné non dans sous assouvissement, mais dans la force de sa quête.
Cette création en mouvement que sous forme de boutade Picasso mettait en scène dans « le désir attrapé par la queue » semble chez Serge Goulet aller de soit.
Son goût pour la matière, les petites montées d’adrénaline, le bouillonnement nerveux, heureux ou insupportable, cet acharnement à faire passer comme par miracle l’imaginaire sur son support sans qu’il y ait élaboration extérieur visible, le besoin de faire corps avec sa production sont miraculeusement captés et retransmis, en osmose dans sa création. Toutes ses émotions la rendent étrangement singulière. Celles-ci se réfléchissent d’emblée dans notre propre regard. De voyeurs, progressivement éblouis par le feux de la rampe, nous devenons acteurs.
Les œuvres de Serge Goulet ne font pas que nous parler, elles nous délogent de notre modeste strapontin et c’est avec étonnement et bonheur que nous accédons nous aussi à la scène.
Merci pour cela ».
Aleyne Garcia de Herreros

Colette Bréger

Colette Bréger

Née à la Roche-sur-Yon (Vendée) en 1946, Colette Bréger étudie à l’ École supérieure d’arts et techniques, Paris. Elle vit et travaille dans le Vaucluse.

 

« Sur ces toiles Colette Bréger anime des enfants connus, rencontrés, nommés, choyés, mais aussi ces chers inconnus que la couleur, sur les clichés anciens, réveille : saveurs d’antan… Seuls le regard, l’attitude ou le passe-temps persistent dans une magie sensible. Ôtée l’anecdote reste la peinture, une peinture qui éclate, s’installe, se superpose, domine.
Colette Bréger donne à voir des images au seuil de son jardin. Elle a rencontré une phrase d’André Hardellet « l’enfance est la clef rouillée que cachent les buis, celle qui forcerait toutes les serrures ». L’enfance mais pas seulement.
De son passé singulier naît un présent pluriel. Sur la pointe des pieds reviennent les souvenirs errants, pour se donner du temps : le temps de nourrir l’invention et la création ».
Chantal Villaume Raynal

Stéphane Daireaux

Stéphane Daireaux