Colette Pourroy

Colette Pourroy

Les photographies de Colette Pourroy nous emportent dans un entre-deux où l’image semble suspendue entre négatif et positif, entre rêve et réalité, entre vérité et mensonge. Nul ne peut se rendre consciemment dans l’univers des rêves pour en rapporter des images. Elles hantent notre mémoire, parfois plus fortement et plus durablement que celles du monde réel. Elles reviennent comme on le dit des fantômes ou des âmes errantes.

Nous ne nous demandons pas comment sont faites ces images-là, où elles sont prises, quels événements s’y produisent. Elles- mêmes sont événement, ou plutôt avènement. Un lit de fer reposant sur une pelouse, une porte ouverte, une fenêtre éclairée, une route nocturne… Les images sont à l’évidence ancrées dans la vie personnelle de l’auteur, mais nul aspect anecdotique n’entache leur puissance onirique. Certains films engendrent la même énigmatique fascination.

Nous ne pensons pourtant pas, comme Murnau, qu’«une fois le pont franchi les fantômes viendront à notre rencontre », mais qu’ils sont là, parmi nous, en nous, lorsque la raison et la logique acceptent de lâcher la bride à l’imagination.

Il faut considérer ici non seulement chaque image pour elle-même, mais aussi la manière dont elles dialoguent, la narration qui s’élabore. Ce mouvement des images toutes ensemble, ce flux construit, évoque alors le cinéma. Il suffit pourtant ici de la coprésence et non de l’enchaînement. Des choses se passent dans le non-vu, dans l’interstice. L’espace ménagé entre les photographies est éloquent comme un signe de silence dans une partition musicale.

Le monde de Colette Pourroy est celui de l’allusion, de la coupure et de l’ellipse, en quoi il est profondément photographique. Il ne reste en définitive à considérer que la présence muette des choses, leur énigmatique manière d’apparaître – de temps en temps, grâce à la photographie – telles qu’elles sont sans doute à notre insu.

 

Anne Biroleau

Conservateur général chargée de la photographie jusqu'en 2014 -  Bibliothèque nationale de France

Lobbiaz

Lobbiaz

Thomas Mainardi

Thomas Mainardi

Thomas MAINARDI est un peintre à l’univers effervescent et singulier. Reconnu pour ses œuvres à travers le monde, son parcours est ponctué d’expositions internationales (Paris, New York, Beinjing, Shanghai, Dublin, Graz, Tel Aviv, Casablanca, …).

Alliant le meilleur de la culture populaire à une sensibilité saillante toute personnelle, il déploie un florilège foisonnant et unique de couleurs et de sentiments. Il peint sa poésie, emprunte d’expressionnisme abstrait, de street-art et de pop art, qui l’inscrivent définitivement comme un artiste résolument urbain, en phase avec lui-même et au cœur de son époque.

Pooshy le Baron

Pooshy le Baron

Cerise Doucède

Cerise Doucède

Dans cette série intitulée « Égarements » Cerise Doucède a voulu illustrer visuellement un panorama varié de petites hallucinations quotidiennes dont nous pouvons tous être les protagonistes, c’est à dire les moments ou l’on décroche ou l‘on commence à penser à autre chose, à rêver.

Les personnages sont vides en apparence, éteints mais leur esprit est pourtant en pleine ébullition, ils projettent alors sur les décors et les objets leurs fantasmes, obsessions ou leurs peurs. L’imaginaire prend alors le pas sur la réalité, l’invisible devient visible. Autour d’eux les objets prennent vie comme par magie ils s’envolent, s’entassent, se regroupent. Ces projections de pensées permettent alors aux personnages de se déconnecter un instant de la monotonie de leur quotidien et de prendre la vie avec plus de légèreté. Chaque photo est en rapport direct avec la personne et son univers.

Exposition du 2 au 30/06/2016 en collaboration avec la Galerie Mondapart

Stani

Stani

Probablement né en 1987 en Pologne, Stani est un artiste de la rue, sombre et rempli d'une énergie de création propre à sa condition. Jeune créateur insatiable, baigné dans les sous cultures télévisuelles, les jeux vidéos, la musique rock et l'électro la plus underground des "parties" de Berlin (où il réside la plupart du temps). Stani est un apôtre du street art, au croisement entre l'art brut le plus libre et inventif et celui de l'urgence d'un Basquiat en manque d’héroïne. Il ne souhaite pas révéler son identité.

Dorothée Delornoir

Dorothée Delornoir

Dorothée Delornoir « la tache défendue »

En 1971 Salvador Dali porté par la fièvre « paranoïaque critique », expose à une jeune journaliste un projet extravagant ; l’artiste sortant d’un bain de goudron avec sa canne à pêche. Monsieur Dali pourquoi le goudron ? lui demande la jeune femme. L’artiste catalan se redresse sur son fauteuil Napoléon III de l’Hôtel Meurice, retrousse ses moustaches et d’une voix tonitruante, déclame alors sa définition  : « Le goudron. » « Le goudron parce que justement c’est la substance qu’on extrait des profondeurs de la terre. C’est un élément visqueux, et noir qui symbolise une chose défendue. »

Goudron, bitume, asphalte, pétrole, nous les trouvons partout, jusque dans les tissus et les objets de notre quotidien, et déplorons leur utilisation abusive et dévastatrice. Mais l’art connaît leur pouvoir, et leurs secrets. Elle les respecte. Dans l’Antiquité, le goudron, le bitume, l’asphalte, le pétrole étaient des Dieux.

Le goudron fascine les sculpteurs, il pétrifie la forme.

Le bitume fascine les peintres pour ses qualités ductiles, sa solubilité dans l’huile, sa couleur noire et chaude permettant la dramatisation de l’image, le clair-obscur. « C’est une matière vivante » explique Dorothé Delornoir« qui ne sèche jamais. Dix ans après on peut la travailler encore. 

Elle a découvert cette matière en visitant l’atelier de l’artiste Daniel Convenant, qui lui a enseigné ses techniques. Elle est tombée sous le charme de cette matière docile « que l’on peut pousser, diriger à sa guise » et qui lui évoque le soleil miroitant « les feuilles marron doré de l’automne ». Dans ses toiles, le clair-obscur donne naissance à des figures étranges, insolites, biscornues.

L’artiste ne représente rien, elle présente les états inconstants des émotions.

Rhizomique, inquiétante, opaque, fermée, scellant l’être dans sa propre prison, l’émotion amplifie ses ombres aux pouvoirs sensoriels enveloppants. La matière l’absorbe, perd sa teneur en se transmuant en des transparences subtiles. Les figures suggèrent les impressions à la fois ignées et aquatiques. Une même tache fait coexister la douceur et le drame. Le noir décline ses multiples nuances, brûlures, cicatrices, calcinations, la tâche se dévore d’elle-même puis elle renaît car le langage de l’âme, n’a pas de contour.

L’artiste a besoin de couleurs vives et de contrastes, des printemps et des ouvertures. Elle revient cependant à cette pratique caressante et sensuelle à travers laquelle elle découvre la secrète et complexe dynamique qui traverse son corps et qui se dévoile dans le travail de la matière. Sa pratique alchimiste rappelle les mystérieux dessins tachistes de Victor Hugo. 

Quand chez le poète français les mots tarissaient, son geste audacieux prenait la relève. Ses mains pétrissant la tache d’encre, la tache de café et la tache de bitume de Judée. Il plongeait alors dans la lutte entre les ténèbres et la lumière, entre le jour et la nuit, dictée par l’impulsion de son corps.

Delacroix, Géricault et bien d’autres artistes de l’époque romantique éprouvaient vis-à-vis de cette substance un véritable engouement. Ils l’utilisaient de manière empirique sans savoir que cette matière « physico-chimique » ne meurt jamais. Elle agit encore sur leurs œuvres en les faisant petit à petit se dégrader et disparaître. Rien ni personne ne peut arrêter aujourd’hui cet étrange dénouement de leur destinée.

Dorothée Delornoir a adopté « la manière noire » en peinture. Elle la porte dans son propre nom, comme une prédestination. Son aptonyme : « Don de Dieu » de L’or noir . Elle est donc née pour chercher dans l’obscurité du mystère emprunté aux anciens, ce que Salvador Dali dans son enthousiasme, et son humour noir appelle une chose défendue.                                        

Ileana Cornea, Historienne et Critique d'art revue Artension

Cécile Decorniquet

Cécile Decorniquet

Au sens pictural, le portrait consiste en une image représentant un ou plusieurs êtres humains de manière à faire transparaître leurs traits individuels. Le portrait est au cœur de la représentation de l’individu, une représentation qui évolue au cours du temps. C’est avec le portrait que naît le sujet dans la représentation. C’est un art qui existe depuis toujours, mais c’est à la Renaissance qu’il se développe et se définit clairement, en se libérant peu à peu des contraintes imposées par la religion. L’évolution la plus notable apparaît au nord de l’Europe avec la peinture flamande, qui marque une rupture avec les représentations antérieures, en exprimant une évolution des esprits quant à la personnalisation des sujets. Résultat d’un long héritage, le portrait photographique perpétue, dès le XIXe siècle l’Art du portrait qui s’était développé au cours des siècles précédents. L’évolution sociale et l’évolution des idées, mais surtout l’évolution technique et des manières d’appréhender un sujet ont profondément fait évoluer l’art du portrait aux XXe et XXIe siècles. Les photographies de Cécile Decorniquet s’inscrivent dans ce processus, entre tradition et rupture. Ses portraits, organisés en séries, transcendent les limites de la représentation pour entraîner le spectateur de l’autre côté du miroir, dans un univers personnel entre poésie surréaliste et espièglerie mélancolique.

 

Introduction de l’interview “Portraits en lumière so(m)bre“ par Alexis Jama-Bieri pour le magazine CLGB, Open Art revue, issue #21, novembre 2012.

Chuck Fishman

Chuck Fishman

Jean-Philippe Pernot

Jean-Philippe Pernot

Travaillant à l’aide de la méthode rare du collodion et avec une caméra datant de 1860, la pratique de Jean Philippe Pernot se consacre à l’étude de la tension qui se crée lorsqu’une vie humaine est mise au diapason de sa condition mortelle.

 

Les récents projets de Jean Philippe Pernot ont inclus L’Aube, un film qui a été visionné en avant-première au Festival de Cannes en 2013. Il est le fondateur du JP Prize pour la Photographie contemporaine, qui a organisé sa première édition à Dacca en 2012.

 

Aurélie Tomas Bouil

Aurélie Tomas Bouil

Aurélie Tomas Bouil vit et travaille à Paris. Après une formation aux ateliers Glacière de la Ville de Paris et une licence d'arts plastiques (Université Paris I), ses toiles ont été sélectionnées et exposées au salon d'art contemporain de Montrouge, au 104 et à la Villette, au salon Jeune création (Paris 19ème) et à la Belleviloise.

Publications : catalogue Jeune création et sélection art contemporain de Montrouge

Dans ses peintures, elle procède à un jeu de construction et de déconstruction où l'espace figuratif se confronte à l'espace pictural. Cette construction passe par l'assemblage de formes plastiques simples unitaires. Ainsi la montagne, la maison, le ciel, l'eau sont des éléments récurrents qui construisent ses paysages.

La déconstruction s'apparente à des aplats, des recouvrements qui enfouissent l'information initiale et remodèle le paysage à l'instar des catastrophes.

Les superpositions, la coexistence de formes réalistes et schématiques introduisent des perturbations dans la perception de l'espace figuré et font surgir une réalité ambigüe.

La composition plastique fait apparaître alors un paysage fantasmé étrange et irréel. Ce merveilleux s'apparente à la nostalgie d'une nature "pure", originelle, intemporelle.

Un art de peindre qui lui permet de créer un espace de fiction qui questionne le rapport qu'entretient l'homme avec cette nature et le caractère mythique qu'elle revêt.

Manfred Hamm

Manfred Hamm

Philippe Bonan

Philippe Bonan

Jazzu

Jazzu

Jazzu est la signature d’un autodidacte dont la modestie fait frontière avec la timidité. Jazzu peint comme il respire, par delà les filiations, les courants et les codes et c’est probablement la vitalité et la sincérité de son geste, qui ont déjà mené galeristes et vendeurs à faire cohabiter ses toiles avec celle de Combas ou de Speedy Graphito. 

Pas de posture dans sa peinture, pas de préméditation, Jazzu est un instinctif qui travaille le ressenti dans une alchimie de couleurs et de matière que lui dictent ses sujets. Porté par la nécessité de traduire ce qu’il perçoit de l’actualité culturelle et politique de notre époque, on pourrait dire de sa peinture qu’elle est brute au sens primitif de l’acte pourtant elle sait se faire sensuelle en texture, parfois même épidermique tant il y a d’humain dans le trait.

Maria de Campos

Maria de Campos

Stéphanie Rougé

Stéphanie Rougé

Artiste française basée à New York, Stéphanie de Rougé travaille comme professeur de photographie au Centre International de la Photographie et comme photographe indépendante pour de grands magazines et de grandes entreprisesen Europe et aux États-Unis.

Son travail a été présenté au Palais de Tokyo (Paris), à la Bibliothèque Nationale de France (Paris), auBon Marché (Paris), à la Galerie Duboys (Paris), Galerie de photos (Paris), Soho Photo Gallery (New York) et depuis janvier 2015 en exclusivité à la Galerie Charron (Paris)

Des prix lui furent décernés par flash Forward 2009 (Canada) et la Bourse du Talent 2009 (France).

Elle a également fait l'objet de parutions dans le New York Times Newspaper, The Guardian, Le Monde Magazine, Images Magazine, ELLE, Le Journal de La Photographie, Vue Magazine, Io Donna, le magazine Zoom, Esquire, Radio Canada, fubiz.net, photographie.com et de nombreux blogs dans le monde entier et actuellement dans "The Good Life Magazine" n°20 édition 09/10. 2015 section Good Pictures pour sa série "On Your Roof"

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Emmanuel Blivet

Emmanuel Blivet

Mickael Doucet

Mickael Doucet

Les peintures de la série « Villégiatures » de l’artiste français Mickaël DOUCET, né en 1974, présentent des intérieurs de villas contemporaines vidées temporairement de ses habitants. Des objets laissés pour compte ici et là, quelque peu énigmatiques, acheminent le spectateur vers une histoire extraite de sa propre imagination. Les juxtapositions d’images actuelles et de représentations fictives incitent le spectateur à se retrancher dans l’entre deux. Le spectateur est ainsi plongé à mi-chemin entre le passé et le futur tant au niveau narration qu’au niveau pictural. L’harmonie picturale de chaque toile révèle à la fois des phases contemporaines avec ses objets design et des phases anciennes au travers de ses paysages influencés par les peintres flamands. Cette perception étrange accentuée par le travail de la perspective, du plein et du vide magnifié par ses piscines à contre pied de David Hockney renforce le sentiment d’aliénation qu’on éprouve face à ses oeuvres.

 

Sensation identique dans la série « Philomates » où le spectateur lutte avec les codes visuels autour de la perversion d’une situation. Plutôt que de peindre la souffrance et sa représentation, Mickaël Doucet équilibre son œuvre, de manière itérative, autour de trois éléments, à savoir un chimpanzé, un ou plusieurs objets manufacturés et un modèle moléculaire d’ADN humain avec une apparente douceur qui renforce le propos autour de la notion de liberté, d’affranchissement ou de progrès. La dernière toile de la série « Philomates » laisse le spectateur pantois : ce chimpanzé détient des clefs, celles du progrès ou de la liberté ?

 

Les oeuvres de Mickaël Doucet bousculent les certitudes de celles et ceux qui les côtoient, tels :

- Pierre Cornette de Saint Cyr, le plus connu des commissaires priseurs parisiens, qui a sélectionné une toile de la série « Villégiatures » intitulée « Le jour au fond d’une serrure » sur la plateforme de vente d’art en ligne Artsper.

 - Renaud Donnedieu de Vabres, ancien Ministre français de la Culture et Marie Duffour, Curatrice lors de l’événement « Sang neuf ! Emprunts et citations dans la production contemporaine ». Le mot du curateur : « La composition du tableau « une fois l’été passé » de Mickaël Doucet et plus particulièrement le traitement de l’espace n’est pas sans rappeler les tableaux d’Edward Hopper. L’artiste s’installe devant un fragment d’espace rempli de signes apparents et il le représente. Il y a une simplicité, voire une banalité dans le choix des sujets ici un intérieur comtemporain » 

- Sarah Ihler-Meyer, Historienne et critique d'art chez Art Press : « Rigoureusement composées, les peintures de Mickaël Doucet représentent les « villégiatures désertées » d’une modernité architecturale notamment californienne. Davantage connus par leurs reproductions photographiques que par leur expérience réelle, ces intérieurs sont imprégnés d’une mélancolie rêveuse » 

 

Pascal Lander

Pascal Lander

Le corps - et notamment le corps de la femme - est à la fois objet et sujet dans les œuvres de Pascale ... un corps incandescent avec une abondance de reflets aux courbes généreuses des fesses et des seins. Pascale a étudié à l'école internationale de théâtre de Jacques Lecocq ainsi qu'à l'École des Beaux Arts de Paris. Elle possède également un diplôme en langue des signes et de la danse.

Sans aucun doute, ses expériences ont conduit à une cristallisation de ses sentiments et un besoin d'exprimer son amour de la vie. Elle cherche constamment à exprimer la forme vivante à travers la couleur et le mouvement. Sa quête est la femme - sa force - sa liberté.

 

Les œuvres de Pascale sont régulièrement exposées à Paris, Bruxelles, Genève, en Allemagne , etc.

Petit Jean

Petit Jean

Ce jeune quadragénaire évolue pendant presque vingt ans dans le marketing avant de s’éveiller à la photographie et à l’art contemporain.

Rien ne le prédestinait à ce parcours artistique, jusqu’à ce jour ou, pour la troisième année consécutive, le même couple de pigeons vient, à date et heure près, nicher sur son balcon Haussmannien. Fascination immédiate. C’est une micro société qui s’organise devant ses yeux: la reconnaissance du lieu, la construction du foyer, le rituel de séduction, l’accouplement, et enfin la naissance et l’éducation des petits... Mais qui observe vraiment l’autre ?

Ils sont aussi anonymes que nos voisins, passent inaperçus, vibrent dans la ville, se bousculent sur les trottoirs et dans les parcs, composantes à part entière du paysage urbain. La cité a cette capacité d’embourgeoiser ceux qui la touchent. Au milieu des bobos et autres hipsters barbus, les pigeons ne se seraient-ils pas laissés amadouer par les sirènes de la gentrification ?

Petit Jean, fasciné dès l’enfance par l’univers de Beatrix Potter et de Kenneth Graham s’amuse à confondre notre réalité et celle des oiseaux.

Dans son travail de scénographie, il pousse cet anthropomorphisme à son paroxysme en projetant les volatiles dans une organisation modèle, reflet de nos propres vies. Le résultat est saisissant de naturel. Tout le monde s’y reconnaitra.

Face à une philosophie dominante encore profondément marquée par l’animal-machine de Descartes, Petit Jean participe à la prise de conscience du changement de statut de l’animal dans nos sociétés. Il s’attache à faire évoluer notre regard face au vivant et au long chemin qu’il reste à accomplir pour reconnaitre que l’homme et l’animal ne peuvent vivre et survivre l’un sans l’autre. 

 

Malo

Malo

Malo est un artiste photographe qui met son travail au service d’une histoire... Un questionnement sur la vie, la famille, la société qu’il traduit à travers des séries photographiques qui ne laissent pas indifférents. Son œuvre, qu’il définit comme participative, interroge le public qui de spectateur devient acteur d’un échange, voire d’une introspection. Si le fond et la forme sont intimement liés, les choix graphiques, les techniques choisies restent au service de l’histoire qu’il raconte, traduction des questions qu’il se pose et qu’il nous pose.

Quentin Carnaille

Quentin Carnaille

L’Odyssée d’un artiste français


Quentin Carnaille a étudié l’architecture à l’Ecole supérieure des arts Saint Luc de Tournai en Belgique dont il est sorti diplômé en 2009.

C’est en 2008 alors qu’il se destine à être architecte que Quentin entame son voyage initiatique dans le monde de l’art en réalisant des boutons de manchette à base de mécanismes horlogers qui séduisent jusqu’au « Louvre des antiquaires » à Paris. Découlera de cette première expérience une série de bijoux en hommage à l’ingénierie de l’homme et à l’esthétique de la mécanique. Le hasard de la rencontre entre un aimant et ces mêmes mécanismes horlogers influencera définitivement son travail.

Deux ans plus tard il décide de cultiver cette idée et entreprend un projet encore plus audacieux : réaliser une montre dont l’heure serait figée comme pour défier le temps qu’il trouve relatif : « La notion de temps, ouvrage de l’Homme, n’existe qu’au travers de sa lecture. Mes études sont des supports de réflexion qui ouvrent à des multitudes d’interprétations ». Elle donnera lieu à la série The Last Watch (2012) exposée chez Colette à Paris.

Toujours poussé par l'envie d'explorer les arcanes du temps il réalise Apesanteur (2013), sa première sculpture en lévitation magnétique. Dans sa série Origine (2014), il associe les formes primaires que sont la sphère et le cercle pour un résultat sculptural dont l'esthétisme met en lumière l’analogie entre les notions de temps et d’espace.

Son travail s'affine et s'enrichit avec la série Réinterprétation où il revisite les grands maitres de Michel-Ange à Giacometti, rendant hommage à leurs chefs d'œuvres intemporels. Sa dernière étude Apparition (2015) questionne des thèmes tels que le futile et l'éphémère, avec une œuvre qui disparaît avec le temps et dont seuls les résidus prouvent qu'elle a existé.

Les sculptures de Quentin Carnaille sont aujourd’hui exposées en Europe, en Asie et prochainement au Moyen-Orient. Au delà des continents, son projet manifeste étant d’envoyer une sculpture dans l’espace.

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » Joachim DU BELLAY

Olivier Dromel

Olivier Dromel

Après ses études d’architecture et d’art à l’école des Beaux Arts de Montpellier, Olivier Dromel se dirige vers la photographie.

Suite à sa première exposition à la Biennale de Barcelone, il poursuit une carrière dans la photographie publicitaire.

 

En 2010, son retour à la peinture est salué par plusieurs expositions dans les galeries parisiennes.

Sa réflexion sur l’histoire de l’art et les courants actuels, le positionne souvent à contre courant des tandences à la mode.
Son dernier travail requestionne le thème du paysage à travers différentes périodes de l’histoire de l’art.
Le paysage à travers l’histoire de l’art a souvent été considéré comme un art mineur ou du moins ayant moins d’intérêt que la peinture relatant des faits historiques et surtout mettant en scène l’homme dans toute sa grandeur de combattant. Dans ces toiles le paysage était présent mais dans le seul contexte situationnel. Dans la plupart des oeuvres, il était traité comme un dernier plan destiné à mettre en valeur le sujet principal. De fait il était souvent sous-traité de manière picturale.
Dans sa série Renaissance, Olivier Dromel élimine le contexte humain et réhabilité le décor. Le paysage revient au premier plan et efface la trace humaine. Nous nous retrouvons replongé dans la génèse de notre origine.
Conservant les atours des toiles de la Renaissance, Olivier Dromel projète des paysages imaginaires dans des cadres dorés. Loin du jeu de mot, la Renaissance s’opère totalement en replongeant le spectateur dans des référents culturels connus par tous et en les opposant à des techniques picturales contemporaines. La technique lisse des peintres hollandais ou classique français s’oppose à la peinture à la bombe aérosol. Le paysage reprend vie dans une nouvelle vision traversée par l’idée fulgurante de conservation. Conservation du patrimoine avec la référence à la peinture renaissance et à la vision sur l’avenir à travers les différentes repésentations imaginaire de ce qu’est la nature aujourd’hui ou de ce qu’elle pourrait devenir.
Ce qui différencie l’oeuvre d’Olivier Dromel et la rend si actuelle, ce sont les oppositions entre le thème et la matière; La naturalité et les matières utilisées, ce mélange à la fois esthétique à l’extrème du traitement et l’utilisation de produits hautement contemporains comme la bombe aérosol ou les solvants chimiques.
Le monde d’Olivier Dromel, où se combine les grands référents de l’histoire de l’art, le traitement pictural et l’imaginaire de l’artiste, débouche sur un monde complèxe qui nous entraine vers nos origines les plus simples: la Terre Maternelle.
La question posée est de savoir si sur cette Terre nous pouvons voir cohabiter le beau, le naturel et l’artificiel et si nous pouvons vivre en l’état.