Sophia Dixon Dillo

Sophia Dixon Dillo

Pour Sophia Dixon Dillo, née en 1977, la lumière est le médium actif au centre de son travail. Elle a grandi en observant son père, l’artiste Willard Dixon, peindre dans son atelier. Très marquée par le pouvoir des oeuvres de Mark Rothko, elle a d’abord exploré la peinture abstraite, avant de s’en éloigner après un exercise d’étude à l’Université de l’Etat du Colorado où elle lia pour la première fois sculpture, peinture et lumière, dans une recherche d’éterminante pour la suite de son travail.

Sophia Dixon Dillo est particulièrement intriguée par la nature à la fois visible et invisible de la lumière – toujours présente, mais pas toujours vue. Que ce soit à travers des installations à grande échelle ou des travaux de papiers minimalistes et subtils, son intérêt se porte sur la contradiction essentielle entre las matérialité de l’objet d’art et l’immatérialité de la lumière. Les qualifiés de réflexion translucide de ses installations et le caractère « all-over » des motifs de ses tableaux de papier créant une expérience plurielle qui demande l’implication physique et mentale du spectateur. Son travail invite celui-ci à sortir des trames de la pensée narrative classique pour accéder au champ de la pensée elle-même. « Light and Form » présente cette réflexion, par l’installation de voiles de mono-filaments sur lesquelles la lumière se rend visible, et par la presentation d’oeuvres papiers fonts les motif ne se révèlent qu’avec l’implication du spectateur.

André Hemer

André Hemer

Né en 1981, André Hemer est un peintre néo-zélandais vivant à Sydney dont l’œuvre explore les liens entre médias numériques et peinture, ouvrant ainsi une nouvelle voie à ce médium classique dont les discours modernes ont souvent proclamé la disparition. Ce faisant, il met également en avant la valeur des images digitales, les sauvant de leur noyade programmée dans la masse du numérique. Ainsi, André Hemer ramène la peinture à sa nature la plus simple en rappelant son statut d’enregistrement visuel d’une période, d’un contexte, d’une culture. Il utilise le numérique à la fois comme un outil pour effectuer ce travail, mais aussi comme un objet- témoin de cette culture elle- même. L’artiste opère donc un mariage entre la peinture, dont il réactualise la pratique, et le médium digital, qu’il élève au rang d’œuvre d’art, fusionnant deux univers qui s’élèvent habituellement l’un contre l’autre pour au contraire les mettre chacun en valeur.

Titulaire d’un MA (maitrise) du Royal College of Arts de Londres et d’un PhD (doctorat) en peinture du Sydney College of the Arts (Université de Sydney), André Hemer a été récemment distingué par The Guardian qui l’a nommé parmi ses dix artistes favoris dont la carrière sera à suivre. Il a également fait la couverture de l’ouvrage 100 painters of tomorrow aux éditions Thames and Hudson (2014) qui présente les peintres les plus prometteurs d’une trentaine de pays. Représenté par la Chalk Horse Gallery (Sydney) en Australie et par les galeries Gow Langford (Auckland) et Bartely and Company (Wellington) en Nouvelle-Zélande, l’artiste a également une visibilité internationale (Corée, Royaume-Uni, Chine, Japon, Allemagne, Taïwan, Italie…). « A Hot Mess » à la Galerie Fatiha Selam est sa première exposition française. Cet événement prend place au sein d’une actualité chargée puisque l’artiste participera à pas moins de six expositions d’ici à la fin 2015, avec notamment des expositions à la Galerie Kristin Hjellegjerde à Londres et à la Villa Lena en Toscane et une rétrospective de ses œuvres depuis 2005 organisée au Pataka Museum en Nouvelle-Zélande.

Pierre Galopin

Pierre Galopin

Pierre Galopin, diplômé de l’École des Beaux arts de Rennes en 2008, produit des peintures caractérisées par une économie de moyens, qu’il s’agisse de la composition, de la couleur de l’outil ou du geste. « Peindre une toile d’une façon logique et automatique sur toute sa surface » est l’idée principale qui sous-tend son travail. Il abandonne les pigments pour utiliser des vernis dont il exploite les qualités physiques, transparence et souplesse. L’effet de surface produit, contraction ou répulsion aléatoires des formes, est fonction de la qualité du vernis, de l’outil, du geste mais surtout de l’interaction difficilement prévisible de ces différents éléments.

Brigitte Charpentier.

Monique Orsini

Monique Orsini

Monique Orsini est née à Quercitello (Corse) en 1937.

Son père consacre ses loisirs à la peinture, se plaisant notamment à reproduire des oeuvres d’artistes célèbres. Dès sa plus tendre enfance, la jeune fille est naturellement attirée par les arts visuels, encouragée par une complicité paternelle de chaque instant. Etudiante, elle participe à de nombreux stages artistiques, et se tient en contact permanent avec l’art en général, les galeries et les musées en particulier.

Cet environnement lui devient peu à peu indispensable. Adossée à sa position d’autodidacte déclarée, Monique Orsini enseignera plus tard les disciplines artistiques et animera de très nombreux ateliers d’enfants. L’artiste tirera un grand profit à ces expériences professeur-élèves, les intégrant à la syntaxe de son propre vocabulaire créatif. Les circonstances de sa vie artistique lui feront rencontrer et côtoyer des artistes, tels Karel Appel, Kijno, Chu Teh-Chun, Olivier Debré, Bram Van Velde, Hartung ou Pierre Soulages, Pierre Gastaud. Bengt Lindstrom tient une place particulière, car l’artiste suédois, avec qui elle exposera de nombreuses fois en Suède, la soutiendra avec force et la poussera à montrer son travail.

Sur toile, sur papier, Monique Orsini travaille le plus souvent par séries, se donnant pour tâche principale de peindre afin de nous aider à mieux vivre, nous proposant de communier à la même source d’émotions transcendantales. Son monde est le monde informel. Au-delà des expositions collectives auxquelles l’artiste a pris part, de nombreuses expositions personnelles, en France et à l’étranger – notamment en Suède, Extrème Orient, Japon et Istanbul (Turquie) – ont jalonné, au fil du temps, le parcours artistique de Monique Orsini. L’artiste vit et travaille près de Paris.

Jörg Gessner

Jörg Gessner

L’histoire à laquelle nous convie l’artiste Jörg Gessner à la galerie Fatiha Selam à Paris, vous la découvrirez sur les feuilles d’un roman sans signes ni mots. Cette histoire est à la fois la sienne et celle d’une société autre, d’une autre civilisation. C’est lors d’un séjour au Japon que le designer allemand rencontre les descendants d’une des dynasties les plus importantes de papetiers japonais.

Les feuilles immaculées qui composent ce roman silencieux de Jörg Gessner, si elle ne portent ni signes ni mots, traduisent, avec un vocabulaire inédit, cette mémoire d’un spectre lumineux évoluant au fil des heures. Décliné sous les nuances les plus délicates, ce récit muet vous plongera dans ce qui, bien au-delà d’une fabrication, intègre un savoir, une méthode, un rythme, une gestuelle et au bout du compte, un rituel, celui qui aboutit à la création du washi. Elle nous conduit vers une approche sensible de la lumière. Les washi superposés, décalés, aspirent à cet art minimal qui nous oblige nous aussi à la retenue et au silence.Il est donc question de lumière, de nuances, de sensibilité mais aussi de quête fondamentale.

Ce roman n’est pas écrit. La feuille restera vierge. Mais elle porte en elle, dans chaque fibre qui la constitue, une mémoire qu’il nous reste à découvrir. L’artiste Coréen Lee Ufan affirmait déjà au Guggenheim de New-York en 2011 : l’idée de civilisation ». Découvrez cette le travail de Jörg Gessner avec cette phrase en tête.

JJ Lincoln

JJ Lincoln

JJ Lincoln est né dans la région rurale du Lincolnshire (Angleterre) en 1989. Il étudie les Beaux-Arts à l’Ecole de Chelsea et à Saint Martins à Londres. Cependant, désillusionné face à cet enseignement qui ne correspond pas à ses attentes, il cesse ses études et travaille à l’atelier de Sandro Chia, avec qui il devient très proche.
Durant cette période, il prend conscience de ce que signifie être artiste. « J’approchais de très près ce que c’était qu’être un artiste… Mais je n’étais pas encore dans cela moi-même ». Ce constat le conduit à voyager en Colombie plusieurs mois où il participe à une résidence artistique où, bien qu’il explore encore son langage plastique, de nombreuses « valeurs touchant à la peinture et au fait d’être peintre » sont devenues plus claires.

Ces différentes étapes ont permis au jeune artiste de construire une expression picturale forte et exigeante.
Après avoir vécu deux ans à Paris, il s’est installé à Londres où il vit et travaille actuellement.

Amy Hilton

Amy Hilton

Amy Hilton est née en 1986 à Lincolnshire au Royaume-Uni. Elle a étudié au London’s Goldsmiths’ College (2007). En 2008, souhaitant échapper du vacarme londonien, elle rejoint les Alpes françaises. Elle vit et travaille à Paris depuis 2009. En 2013, elle estexposée dans « Come to my Home », un group show à Marrakech, puis participe à une résidence à l’Ecloserie, sur l’Ile de Ré.

Elle est co-conservatrice de Flateurville, un projet artistique interdisciplinaire créé par Laurent Godard – exposé à New York, en Chine, à Essaouira au Maroc, et en France. Amy Hilton a joué dans plusieurs court-métrages et participe en ce moment au « World Memory Film Project » de Michael Kirtley.

Alexandre Delamadeleine

Alexandre Delamadeleine

Le travail d’Alexandre Delamadeleine enchevêtre travaux photographiques et composition d’images en référence à l’esprit originel. Il fait alors cohabiter ses photographies avec les mots, le passé, l’histoire, l’univers. L’homme avec lui-même, face à son incapacité à vraiment voir qui il est, qui il veut être et où il veut aller. Un travail qui questionne l’individu face au temps qui passe. Les récits et la poésie sont des sources d’inspirations majeures qu’il utilise autant comme référence que comme matériaux.

Devant la beauté c’est l’ état sans désir. Sans désir on est sans pensée. Sans pensée on est dans la réalité.

Stephen Schultz

Stephen Schultz

Stephen Schultz est diplômé de Stanford (Arts visuels), du premier cycle de la Rhode Island School of Design et du San Francisco Art Institute.

Stephen Schultz a reçu de nombreux prix, notamment une bourse de la Fondation Tiffany, de la Fondation Fulbright Fellowship et une subvention WESTAF / AEN. Ses nombreuses expositions personnelles ont eu lieu à Chicago, New York, Los Angeles, Tucson, Paris, Spokane… Schultz a enseigné la peinture et le dessin à Stanford, à l’Université de l’Iowa, à l’Université de Washington, à l’American Academy à Rome, et à l’Université des Beaux-Arts de Belgrade, Yougoslavie. Un certain besoin de retrait l’a fait s’installer dans l’Idaho où il vit et travaille.

Daniel Pontoreau

Daniel Pontoreau

Daniel Pontoreau est né à Paris 1947 où il vit et travaille. Ses oeuvres ont été exposé à travers le monde. Récentes expositions : Erskine, Hall & Co à Londres / Mayfair , Musée Ariana de Genève ; Exposition « DOKI DOKI » Gifu Museum et Shigaraki Museum au Japon.; exposition « Métissage » au Musée de Lyon . Les oeuvres de Daniel Pontoreau sont présentes essentiellement dans les collections du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; du Fonds National d’Art Contemporain ; du Musée des Beaux Arts de Lyon ; du Musée de Shigaraki au Japon, du Musée de Fuping en chine, du Musée de Soissons, du Musée Clayarch en Corée …
 

Daniel Griffin

Daniel Griffin